
Ta roue, mode d'emploi
Elle est devant toi, montée, prête à tourner. Voici comment la poser, quand la sortir, et quoi faire avec ce qu'elle fait apparaître. Tout se passe en deux minutes, entre toi et la personne.
La règle d'or
Tu poses la question avant de faire tourner la roue. Toujours. La roue suit la conversation, elle ne la remplace pas.
Les quatre questions, dans l'ordre
« Raconte-moi ta journée. Qu'est-ce que tu as fait, juste avant ? »
On part du concret : un geste, un moment précis, pas un sentiment. C'est la porte d'entrée la plus facile, surtout quand la personne ne sait pas dire ce qu'elle ressent.
« Qu'est-ce que tu as ressenti, à ce moment-là ? »
Elle tourne la deuxième roue et cherche le mot. Pas celui que tu aurais choisi : le sien. La précision du mot, c'est ce qui rend la suite possible.
« Qu'est-ce que tu aurais eu besoin, là, sur le moment ? »
C'est la roue qui compte le plus, et celle qu'on saute le plus vite. Sans le besoin, l'idée de la quatrième n'est qu'un conseil de plus.
« Qu'est-ce que tu pourrais faire la prochaine fois, autre que manger ? »
Une idée concrète, faisable dans les cinq minutes. On commence par celles qui ne dépendent que d'elle : respirer, marcher, s'asseoir, écrire.
Les repères à garder
Tu poses la question avant de faire tourner la roue
C'est la règle d'or. Si elle voit les 30 mots d'abord, elle cherchera le bon mot au lieu du sien. La question d'abord, la roue ensuite, toujours.
Tu la sors au bon moment
Pas à la première séance. Quand le lien est là — souvent la troisième ou la quatrième — et après avoir demandé si la personne est d'accord.
Tu la poses entre vous deux
C'est elle qui tourne, pas toi. Ton rôle : poser la question, accueillir le mot, noter. Tu ne creuses pas, tu n'interprètes pas.
Tu notes avant qu'elle reparte
Le geste repéré, l'émotion nommée, le besoin, l'idée choisie. C'est ce qu'elle emporte — pas la roue, qui reste dans ton cabinet.
Les pièges à éviter
- Chercher le mot à sa place. Si tu proposes, elle acquiesce, et le mot n'est pas à elle.
- Sauter la roue 3. Le besoin est le cœur de la séquence, c'est lui qui donne du sens à l'idée de la roue 4.
- Laisser la roue faire la séance. Elle couvre deux minutes, pas plus. Le reste, c'est la consultation.
- La sortir trop tôt. Sans lien établi, la roue devient un test plutôt qu'un outil.
- Interpréter le mot choisi. Le travail, c'est ce qu'elle nomme, pas ce que tu en déduis.
Les ressources qui accompagnent la roue
L'objet ne fait pas tout. Voici ce qui l'entoure : le cadre théorique, l'accompagnement au quotidien, et de quoi répondre quand la conversation déborde de l'assiette.
La gestion des émotions
La formation Nutriciens
Le cadre complet derrière la roue : les cinq compétences émotionnelles, les six catégories de besoins, les stratégies de régulation. La formation qui accompagne l'objet.
Outils et accompagnement
L'abonnement Nutriciens
Des outils, des contenus et un accompagnement pour ton quotidien de praticienne, entre deux consultations.
L'application
gooodeat
L'application qui accompagne toi et tes patientes entre les séances : le lien entre émotions et assiette, suivi dans le temps, pas sur un coin de feuille.
Les fausses infos nutrition
Vroooz
Ta patiente arrive avec une affirmation entendue sur les réseaux ? Vroooz vérifie ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas, avant d'en parler en séance.
Une question sur un moment précis de consultation ? Écris-nous.
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